
Il y a quelques semaines, je vous avais parlé de notre production artisanale de limoncello. Il y a quelques jours, le moment tant attendu arriva enfin... Je vous passe les détails, mais au final on a récolté un bon 2 litres d'alcool jaune.
Vu qu'on était un peu sur les dents d'avoir attendu tout le temps de l'infusion, à peine refroidi, on a voulu le tester. Bien mal nous en a pris. Alors que mon oesophage fondait lentement, dans un flash éthylique je me suis souvenu de l'effet nettoyant pour moteur et décapant. Aucun doute sur la teneur en alcool ou le goût citron. Sur la buvabilité, par contre, j'ai émis un véto.
L'expérience n'avait été que très modérément concluante. Après quelques jours de freezer, on a de nouveau essayé l'alcool qui rend fou. Le froid semblait l'avoir un peu bonifié, mais juste un peu. On a alors décidé de l'y laisser pour une durée indéterminée - on se méfiait quoi.
Aujourd'hui soir, alors que nous étions sur le point de nous préparer un petit Gancia, on s'est rendu compte que la bouteille qui était dans le frigo ne contenait pas l'innofensif apéro, mais bien le liquide interdit. On a donc demandé à la grand mère ce que la bouteille faisait là. Du tac au tac, la vieille dame nous répond qu'elle ne sait pas, mais que ça lui fait de très mauvais Gancia!
Au vu de la bouteille - bien entamée - on a estimé que la pauvre tête blanche se buvait des limoncello/fernet(!)/soda depuis bien 3 jours et ce à l'insu de son plein gré. Et là ça fait tilt: depuis peu elle se plaignait de maux de ventre et se tapait des siestes de 4 heures. Cqfd, on s'est épargné une nouvelle visite chez le médecin.
Pour épargner de nouvelles victimes, on a décidé de se séparer de l'alcool du diable. Au final, je reste quand même admiratif, parce que la viellle a tenu trois jours quand nous on a pas résisté à un verre à liqueur...