La case de l'Onc' Marco un blog qui panse...

vendredi, mars 23, 2007

Gestation

A l'instar de Mademoiselle, je dois moi aussi être dans une phase de gestation. J'ai par exemple envie d'écrire plein de trucs dans le blog, et au final, rien ne sort. C'est frustrant et ca fait un peu peur. Peur parce que les rares fois où je fais de la rétention, l'issue est souvent douloureuse.

En parlant de toilettes, me vient à l'esprit que plusieurs fois je me suis dit que hommes et femmes ne sont vraiment pas égaux au moment d'uriner. Par exemple, il leur est impossible de se trouver dans l'inconfortable situation de devoir pisser à côté de leur supérieur et de devoir soutenir une conversation avec ce dernier alors que vous avez terminé et qu'il est en train de secouer le manche dans le but de faire tomber la dernière goutte. Non, ça ça ne vous arrive pas.

Je pourrais continuer en vous narrant de merveilleuses histoire de toilettes bouchées, mais honnêtement, vous n'y tenez pas plus que moi.

A part ça rien de vraiment neuf, le ventre de Mademoiselle reste plat, certainement à cause de son comportement conflictuel avec la bouffe (accès de faim suivis de dégoût dès qu'elle mange). Résultat je bouffe pour deux, enfin pour trois, même si j'imagine qu'il ne doit pas manger beacoup, vu sa taille de grain de riz. J'ai commencé à regarder le prix des boites de pampers, et j'en suis arrivé à la penser que qui sait on ne valorise pas assez les pampers artisanaux fait en papier journal. Parce que sinon je risque de devoir prendre un boulot complémentaire.

++

9 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Je crois en effet qu'il va sérieusement falloir penser à commencer l'exportation de produits mendozistes à base de grains de raisin ecrasés fermentés... Sinon, concernant les problèmes du tuyauteries, je compatis, étant moi-même un carrefour Léonard à 8h00 du matin un lundi au niveau des boyaux.

3/24/2007

 
Blogger Gaël said...

Concernant les pampers, je pense qu'il y a un marché à prendre... je m'explique : Chez nous, on a des LIDL et ALDI ( tu te souviens???) et les faux pampers coute moitier prix... Oui je sais la qualité n'est pas la même... et je te répondrai que tu t'es embourgeoisé depuis ta fuite un nicaragua et que de toute façon un bon "Pampurs" (les faux pampers...) et un pampurs souillé...

Je t'en mets combien de boite...?
je ferai bien une boutique sur EBay Argentina...

Gaël


PS : pour le plaisir du mazel toffff d'un post précédent...

http://www.buycostumes.com/ProductDetail.aspx?ProductID=11051&PCatID=petcostumes&ccatid=petpromoall

3/26/2007

 
Anonymous Anonyme said...

Quel que soit le marché à prendre, je suis intimement convaincue que les bébés doivent forcément en être les actionnaires majoritaires: je ne vois pas d'autre explication aux "cacas-tout-frais-qui-arrivent-juste-qd-on vient-de-les-changer"... tout ça pour dire que t'as pas le choix, Obiwan: trouve-toi un autre boulot! :)

3/26/2007

 
Anonymous Anonyme said...

Coucou c'est Letizia... Je viens de t'envoyer un mail... Je suis trop contente pour vous! J'arrive plus à travailler là... (aussi parce qu'il est 17h et que j'attends 17h30 avec impatience pour rentrer chez moi!).
Bise à vous!

4/03/2007

 
Blogger Unknown said...

On a coutume de dire que la vie de Mireille Mathieu est un véritable conte de fées. En effet, rien ne prédisposait cette fille de tailleur de pierre (son père Roger a même réalisé la tombe d'Albert Camus) contrainte d’aller travailler dans une usine d’enveloppes à l’âge de quatorze ans pour aider sa famille, à devenir l’une des chanteuses les plus populaires de la seconde partie du XXe siècle dans le monde.

Elle s’éveille cependant à la chanson dès son enfance avec son père, un baryton, fan d’opéra et de grandes voix. C’est la découverte d’Édith Piaf qui lui montre la voie : elle sera chanteuse. Avec obstination, elle se présente trois années consécutives au concours « on chante dans mon quartier » organisé par la mairie d’Avignon et le remporte en 1964 avec « La Vie en rose » qui est encore aujourd’hui, la chanson fétiche qu’elle chante dans tous ses concerts. L’adjoint au maire d’Avignon, Raoul Colombe, décide de soutenir sa vocation. Il la fait participer à de nombreux galas locaux et l’inscrit au fameux « Jeu de la Chance », le télé-crochet de la mythique émission « Télé Dimanche » de Raymond Marcillac. Et c’est le 21 novembre 1965, que des millions de téléspectateurs français découvrent, médusés, ce petit bout de femme vêtu de noir qui interprète la chanson de son idole Édith Piaf « Jezebel ». Elle est plébiscitée sept semaines de suite par le public et le grand imprésario Johnny Stark prend en main sa carrière.

Dès lors, les chansons, les succès, les concerts dans le monde entier s’enchaînent à un rythme effréné. Après un premier Olympia en décembre 1965 en lever de rideau de Dionne Warwick et Sacha Distel, elle s’y produit en vedette dès 1966, accompagnée par Paul Mauriat, auréolée de ses premiers succès : « Mon Credo » (plus d’un million d’exemplaires écoulés), « Qu’elle est belle », « Viens dans ma rue » (André Pascal/Paul Mauriat). Ses ventes de disques sont phénoménales pour l’époque. Autre originalité, le retentissement du succès de Mireille en France dépasse rapidement les frontières et dès 1966, elle participe au célèbre « Ed Sullivan Show » aux États-Unis.

Elle est parrainée par le grand Maurice Chevalier auquel elle consacrera une chanson hommage en 1980 Le canotier de Maurice Chevalier et le cinéaste/documentariste François Reichenbach tourne Le Conte de fée de Mireille Mathieu qui est diffusé fin 1966 à la télévision française. Ce film montre en particulier sa rencontre avec Maurice Chevalier et son premier voyage aux États-Unis.

Son image de chanteuse « officielle », « voix de la France » se construit dès cette époque avec l’interprétation de ce qui reste une de ses chansons les plus emblématiques « Paris en Colère ». Écrite par Maurice Vidalin sur la musique composée par Maurice Jarre pour le film de René Clément « Paris brûle-t-il ? », la chanson est, dès sa sortie, un immense succès et est encore aujourd’hui la chanson symbole de la libération de Paris, au point que, en 2004, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, lui demande de la chanter devant l’hôtel de ville en présence du Président Jacques Chirac pour les célébrations du soixantième anniversaire de la libération de Paris.

Une carrière internationale [modifier]

En 1967, c’est l’adaptation en français du succès d’Engelbert Humperdinck « The Last Waltz » sous le titre « la Dernière Valse » qui lui ouvre les portes des charts du Royaume-Uni et l’honneur de participer pour la première fois à la « Royal Performance » devant la reine Elizabeth II. (Elle s’y produira deux autres fois au cours de sa carrière.)

Elle participe, à la fin des années soixante, à de très nombreux shows au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis qui lui permettent de se confronter aux plus grands artistes anglo-saxons de l’époque : Tom Jones, Dusty Springfield, Burt Bacharach, Cliff Richard, Danny Kaye, Des O’Connor, John Davidson… Le compositeur de « la Dernière Valse », Les Reed, lui concocte de nombreuses chansons, qu’elle interprète en français et/ou en anglais dont les célèbres « Bicyclettes de Belsize » lui permettant d’élargir son répertoire musical.

Alors que ses succès en français s’enchaînent (« J’ai gardé l’accent », sur un texte de Gaston Bonheur en 1968 ; « La première étoile » écrite par André Pascal sur une musique de Paul Mauriat en 1969, qui sera reprise en suédois par Agnetha Fältskog avant qu’elle ne rejoigne le groupe ABBA), Mireille commence une grande histoire d’amour avec le public allemand, en 1969, avec « Hinter den Kulissen von Paris ». Durant toutes les années 1970, ses succès dans la langue de Goethe composés et arrangés pour la plupart par Christian Bruhn vont se succéder et faire d’elle le symbole de l’amitié franco-allemande initiée par Konrad Adenauer et le Général de Gaulle.

Juste retour des choses, quelques-uns de ses succès allemands seront également des succès en France et dans de nombreux pays : « Acropolis Adieu » (1971), « Santa Maria de la Mer » (1978), « Mille Colombes » (1977) [ces deux dernières avec le concours des célèbres Petits Chanteurs à la Croix de Bois dans les chœurs] et « La Paloma Adieu » qui, en 1973, est un succès phénoménal dans toute l’Europe, aussi bien dans la version allemande que française. Cette année-là, son passage à l’Olympia durant près d’un mois est un triomphe tant public que critique.

Des collaborations artistiques prestigieuses [modifier]

Mireille Mathieu devient incontournable. C’est à elle que Francis Lemarque et Georges Coulonges font appel pour interpréter la chanson titre de leur fresque musicale sur Paris, « Paris Populi ». Deux grands réalisateurs français la sollicitent pour apparaître dans leurs films. Jacques Demy la filme à Bobino chantant « Paris Perdu » sur une musique de Michel Legrand devant Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni dans « L’événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la lune ». Michel Legrand qui signe également la chanson d’ouverture de ce fameux Olympia 1973 « Pour le meilleur ou pour le pire ». Claude Lelouch lui offre une apparition dans son célèbre film « La bonne Année » ainsi que la chanson titre du film écrite par Francis Lai.

La collaboration entre Francis Lai et Mireille Mathieu date de 1966 alors qu’il était son accordéoniste avant le succès mondial de « Un homme et une femme », chanson que Mireille a également contribué à populariser dans le monde entier. Francis Lai a écrit plus d’une trentaine de chansons pour Mireille dont « C’est ton nom » (1966), un album complet « Mireille Mathieu chante Francis Lai » en 1972, « Je t’aime avec ma peau » (1978), « T’aimer » (1986), « La vie n’est plus la vie sans nous » (2002), « Un peu d'espérance » (2005). Mais c’est « Une histoire d’amour » (1971), sa création en français de la chanson du Film « Love Story » qui est leur plus grand succès en commun. Cette chanson a en effet été classée parmi les 100 plus grands succès français des cinquante dernières années.

La collaboration de Mireille avec des musiciens de films atteint un sommet en 1974 avec l’album « Mireille Mathieu chante Ennio Morricone ». Accompagnée par le Maestro, Mireille peut développer toute sa sensibilité et sa musicalité sur les plus belles musiques de films de ce dernier. Il convient de signaler que Mireille est la seule, avec la grande chanteuse italienne Milva, à avoir eu les honneurs d’un tel album avec Ennio Morricone qui lui a même concocté deux chansons originales, ce qu’il a très peu fait pour d’autres chanteurs. Cet album lui permet également d’offrir aux Italiens qui l’apprécient depuis les années soixante quelques nouvelles chansons en italien, langue qui convient parfaitement à sa voix.

Un répertoire éclectique [modifier]

Alors qu’elle connaît de nombreux succès populaires fédérateurs comme « Tous les enfants chantent avec moi » écrit par son fidèle Eddy Marnay sur une musique de Bobby Goldsboro, Mireille élargit son répertoire à différents styles de chansons. La collaboration avec Alice Dona pour la musique et avec Serge Lama ou Claude Lemesle pour les textes lui permet de défendre des chansons fortes comme « Le Silence » ou « Le Strapontin » en 1977. Elle se permet de reprendre du même Lama, la sulfureuse chanson « L’esclave » (1976) ou, juste après la loi Veil, d’aborder délicatement la question de l’avortement en 1976 dans « L’anniversaire ». Mireille adapte également avec bonheur quelques succès anglo-saxons comme « A Blue Bayou » (1978) de Roy Orbison et, bien entendu, « Une Femme Amoureuse » (1980).

Au début des années 1980, la petite fille en noir chantant Edith Piaf est devenue une vocaliste à l’américaine. Elle a enregistré en 1979 deux albums complets avec Paul Anka (en français et en Anglais) et un autre avec Don Costa, le grand chef d’orchestre américain. Elle est devenue sur scène ou dans les shows de Maritie et Gilbert Carpentier, une meneuse de revue reprenant les grands succès de la comédie musicale américaine comme « Over the Rainbow », « La chanson du Trolley », « People » ou « Sweet Charity ». Un projet d’adaptation de « The Wiz », la version modernisée du Magicien d’Oz créée à Broadway et tournée au cinéma par Diana Ross et Michael Jackson, à Paris ne voit malheureusement pas le jour mais Mireille chantera deux chansons adaptées de la comédie musicale.

Alors qu’elle continue à chanter dans le monde entier (tournées en Allemagne, au Japon, au Canada, au Mexique, passage au Carnegie Hall de New York), Mireille est la chanteuse avec laquelle tout le monde veut chanter. Après « Bravo tu as gagné », son adaptation de « The Winner Takes It All » avec le groupe Abba dans le chœurs (1981) et un duo à succès dans toute l’Europe avec Patrick Duffy, « Together we’re strong » (1983), sa rencontre avec Plácido Domingo au cours d’un Grand Echiquier de Jacques Chancel sur l’aria « Tous mes rêves » composée par Michel Legrand, sur des paroles de Jean Dréjac, lui permet de développer un répertoire à la frontière de la variété et du classique. Elle débute une longue collaboration avec Janine Reiss, grande répétitrice des plus grands chanteurs d’Opéra, qui lui permet de renforcer sa maîtrise vocale. Cela se ressent dans son duo avec le ténor Wagnérien Peter Hoffmann dans « Scarborough Fair », dans « Chanter » en 1984, manifeste pour le plaisir de chanter repris depuis par de nombreuses chorales ou « La demoiselle d’Orléans » en 1985.

La consécration [modifier]

Cette chanson accompagne son grand retour sur scène à Paris sur la scène du Palais des congrès en 1986, pour ses vingt ans de carrière, durant un mois devant 110 000 personnes. Peu de temps avant, Mireille avait été désignée chanteuse préférée des français par un sondage auprès des lecteurs du magazine Télé 7 Jours à l’occasion des premières victoires de la musique (Michel Sardou étant le chanteur préféré).

La fin des années 80 est marquée par une activité internationale intense avec, en particulier, une grande tournée en Chine en 1986 où elle est l’une des premières artistes occidentales à se produire et une autre grande tournée en URSS en 1987 au cours de laquelle elle est accompagnée par les chœurs de l’armée rouge. En 1986 également, celle qui fut en 1978 la seconde Marianne après Brigitte Bardot (buste sculpté par Aslan), chante la chanson officielle de la France pour le centenaire de la Statue de la Liberté en duo avec Andy Williams à New York devant les présidents Reagan et Mitterrand. 1987 est l'année de toutes les consécrations puisqu'elle reçoit l’ordre national du mérite, Jacques Chancel lui consacre un Grand Echiquier spécial où elle interprète, outre ses grands succès, plusieurs mélodies classiques et surtout paraît sa première autobiographie « Oui, je crois » rédigée avec Jacqueline Cartier qui se classe en tête des ventes.

En 1988, La sortie du single « L’enfant que je n’ai jamais eu » (inclus également dans une compilation de ses grands succès qui sera certifiée double disque d’or) marque son entrée dans une nouvelle maison de disques, Carrère (après Barclay de 1966 à 1972, Philips de 1973 à 1982 et Ariola de 1983 à 1987) et le début d’une collaboration avec Didier Barbelivien et Pascal Auriat. Ce dernier décèdera malheureusement peu de temps après.

Mireille sera nommée Chevalier de la Légion d'Honneur (1er ordre), le 9 décembre 1999, par Jacques Chirac, président de la République française.

La vie sans Johnny Stark [modifier]

La disparition brutale de son mentor Johnny Stark en 1989 amène Mireille à prendre en main seule sa carrière (avec sa sœur Monique dite « Matite ») et à réduire l’intensité tant de ses prestations scéniques que sa production discographique.

Elle dédie son album de 1989 à Johnny Stark « l’Américain » et crée une chanson de François Feldman « Ce soir, je t’ai perdu » au cours de son Palais des Congrès de 1990. Mireille se consacre dès lors plus aux pays étrangers où sa voix symbolise la France. Son premier album totalement en espagnol « Embrujo » qui reprend principalement de grands thèmes classiques est double disque d’or en Espagne en 1989. Elle enregistre plusieurs albums en Allemagne et chante en Italie (au fameux festival de San Remo par exemple), en Finlande (Turku 1991, 1994, 1997), en Ukraine, en Slovaquie, en Russie, aux États-Unis… Une compilation sortie en 2000 au Canada est également disque d’or.

Ses apparitions en France, plus rares, font cependant toujours l’événement. Son disque hommage à Piaf en 1993 (et réédité en 2003) se vend à près de 100 000 exemplaires. Son album de 1995 « Vous lui direz » est d’une grande qualité et comporte des chansons écrites principalement par Michel Jourdan et Noam Kaniel ainsi qu’une chanson de Maxime Le Forestier (Claude Lemesle pour les paroles) « À la moitié de la distance », jolie chanson bilan.

En 1998, après un passage remarqué en trio avec Alain Souchon et Julien Clerc à l’émission des Restos du cœur sur la chanson « Femme Libérée », elle chante à l’Olympia en décembre et sort deux inédits au sein d’une compilation intitulée « Son grand numéro » dont une adaptation de « Un-break My Heart » de Toni Braxton, « Reste avec moi ».

Le retour en France en 2002 [modifier]

En 2002, Mireille effectue son grand retour en France avec l’album « De tes Mains » produit par Mick Lanaro et arrangé par Jean Musy. D’une tonalité mélancolique et introspective, cet album comporte plusieurs chansons marquantes comme « La solitude » écrite par Gérard Presgurvic, « La vie n’est plus la vie sans nous » (Patrice Guirao/Francis Lai) ou « Personne » (Caroline Cabat/Jean Musy). Plusieurs chansons font écho pudiquement à la vie de Mireille : « Aujourd’hui je reviens » ou « De tes mains ». Cet album accompagne une semaine de spectacle en novembre à l’Olympia qui remporte un grand succès suivie de sa première tournée depuis vingt ans en France, Suisse et Belgique. Ce retour est accompagné de plusieurs apparitions radiophoniques et télévisées en particulier un spécial « Vivement Dimanche » de Michel Drucker où Mireille reçoit Tom Jones et connaît une des plus fortes audiences de l’émission.

4/25/2007

 
Blogger Gaël said...

I. Jusques à quand abuseras-tu de notre patience, Catilina ? Combien de temps encore serons-nous ainsi le jouet de ta fureur ? Où s'arrêteront les emportements de cette audace effrénée ? Ni la garde qui veille la nuit sur le mont Palatin (1), ni les postes répandus dans la ville (2), ni l'effroi du peuple, ni le concours de tous les bons citoyens, ni le choix, pour la réunion du sénat, de ce lieu le plus sûr de tous (3), ni les regards ni le visage de ceux qui t'entourent (4), rien ne te déconcerte ? Tu ne sens pas que tes projets sont dévoilés ? Tu ne vois pas que ta conjuration reste impuissante, dès que nous en avons tous le secret ? Penses-tu qu'un seul de nous ignore ce que tu as fait la nuit dernière et la nuit précédente (5), où tu es allé, quels hommes tu as réunis, quelles résolutions tu as prises ?

0 temps ! ô moeurs ! Le sénat connaît tous ces complots, le consul les voit ; et Catilina vit encore. Il vit ? que dis-je ? il vient au sénat ; il prend part aux conseils de la république ; son oeil choisit et désigne tous ceux d'entre nous qu'il veut immoler. Et nous, hommes pleins de courage, nous croyons assez faire pour la république, si nous échappons à sa fureur et à ses poignards. Il y a longtemps, Catilina, que le consul aurait dû t'envoyer à la mort, et faire tomber sur ta tête le coup fatal dont tu menaces les nôtres.

Eh quoi ! un citoyen illustre, le grand pontife P. Scipion (6), frappa de mort, sans être magistrat (7), T. Gracchus pour une légère atteinte aux institutions de la république ; et nous, consuls, nous laisserons vivre Catilina, qui aspire à désoler l'univers par le meurtre et par l'incendie ? Je ne rappelle pas l'exemple trop ancien de C. Servilius Ahala (8), tuant de sa propre main Sp. Mélius, qui cherchait à faire une révolution. C'est qu'il y avait autrefois dans cette république, oui, il y avait des hommes assez courageux pour infliger des châtiments plus sévères à un citoyen pernicieux qu'à l'ennemi le plus acharné. Nous sommes armés contre toi, Catilina, d'un sénatusconsulte (9) d'une rigueur terrible ; ni la sagesse ni l'autorité de cet ordre ne manquent à la république ; c'est nous, je le dis ouvertement, c'est nous consuls qui lui manquons.

II. Autrefois un décret du sénat chargea le consul L. Opimius de veiller à ce que la république ne souffrît aucun dommage. Avant la fin du jour, C. Gracchus (10), malgré l'illustration de son père, de son aïeul et de ses ancêtres, fut mis à mort comme soupçonné de quelques projets séditieux ; le consulaire M. Fulvius (11) périt avec ses enfants. Un sénatusconsulte semblable remit le sort de la république aux mains des consuls C. Marius et L. Valérius : s'écoula-t-il un seul jour sans qu'une mort, qui devait venger la patrie, atteignît le tribun du peuple L. Saturninus (12) et le préteur C. Servilius ? Mais nous, voilà vingt jours que nous laissons s'émousser dans nos mains le glaive de l'autorité du sénat. Car nous avons pour nous ce même décret ; mais il est enfermé dans nos archives, comme une épée dans son fourreau ; ce décret demande, Catilina, que tu meures à l'instant. Tu vis ; et tu vis non pas pour abjurer, mais pour affermir ton audace. Je voudrais, pères conscrits, me montrer clément ; je voudrais aussi, quand la république est dans un si grand danger, ne pas laisser voir de faiblesse ; mais je condamne moi-même à présent ma coupable inertie.

Il y a en Italie, dans les gorges de l'Etrurie (13), un camp armé contre la république ; le nombre des ennemis s'accroît de jour en jour ; le général de cette armée, le chef des rebelles est dans nos murs, et nous le voyons même dans le sénat, préparant chaque jour quelque nouveau malheur au sein de la patrie. Si dans ce moment, Catilina, je te faisais saisir et mettre à mort, j'aurais à craindre, je crois, que tous les bons citoyens ne m'accusassent de l'avoir fait trop tard, plutôt que d'avoir été trop cruel. Mais ce que j'aurais dû faire depuis longtemps, de sérieux motifs (14) m'engagent à le différer encore. Tu périras, Catilina, lorsqu'on ne pourra plus trouver un homme assez méchant, assez pervers, assez semblable à toi pour ne pas convenir que ton supplice fut mérité. Aussi longtemps qu'il en restera un seul qui ose te défendre, tu vivras, mais tu vivras comme tu vis maintenant, entouré par moi d'une garde nombreuse et sûre, afin que tu ne puisses rien entreprendre contre la république. Partout des yeux et des oreilles continueront, sans que tu le saches, à te surveiller, à t'épier.

III. Que peux-tu donc, Catilina, espérer encore, si les ténèbres de la nuit n'ont pas caché à nos yeux tes assemblées criminelles, si les murs d'une maison n'ont pas étouffé la voix de ta conjuration ? si tout est mis au jour, si tout éclate ? Renonce à tes desseins, crois-moi ; ne songe plus au meurtre et à l'incendie. Tu es enveloppé de toutes parts ; tous tes projets sont pour nous plus clairs que le jour ; tu peux même les rappeler avec moi à ton souvenir.

Te souvient-il que, le douzième jour avant les calendes de novembre (15), je dis dans le sénat qu'à jour fixe, dans six jours (16), Mallius prendrait les armes, Mallius le satellite et le ministre de ton audace ? Me suis-je trompé, Catilina, non seulement sur un fait si important, si criminel, si incroyable, mais, ce qui est plus étonnant, me suis-je trompé sur le jour ? J'annonçai de plus au sénat que tu avais fixé le massacre des principaux citoyens au cinquième jour avant les mêmes calendes, jour où plusieurs d'entre eux sortirent de Rome, moins pour sauver leur vie que pour faire échouer tes complots. Peux-tu nier que ce jour-même, environné de gardes placés par ma vigilance, il te fut impossible de rien tenter contre la république, et que tu dis, pour te consoler du départ des autres, que, puisque j'étais resté, ma mort te suffisait ?

Eh quoi ! lorsque, le 1er novembre, tu comptais t'emparer de Préneste (17) à la faveur de la nuit, ne t'es-tu pas aperçu que cette colonie se trouvait sous la protection de postes et de gardes que mes ordres y avaient placés ? Il n'est pas une de tes actions, pas un de tes projets, pas une de tes pensées, non seulement dont on ne m'instruise, mais encore que je ne voie, que je ne connaisse à fond.

IV. Rappelle enfin avec moi l'avant-dernière nuit à ta mémoire ; tu comprendras alors que je veille avec plus d'ardeur pour le salut de la république que toi pour sa perte. Je dis que l'avant-dernière nuit tu te rendis au quartier des fourbisseurs (18) (je ne cacherai rien), dans la maison de M. Léca, où se réunirent en grand nombre les complices de ta criminelle fureur. Oses-tu le nier ? Tu te tais ! Je te convaincrai, si tu le nies. Car je vois ici dans le sénat quelques-uns de ceux qui se trouvaient avec toi (19).

0 dieux immortels ! Où sommes-nous ? quelle république est la nôtre ? dans quelle ville vivons-nous ? Ici, ici même, au milieu de nous, pères conscrits, dans ce conseil le plus auguste et le plus imposant de l'univers, il y a des hommes qui conspirent ma perte, celle de nous tous, la ruine de Rome, celle du monde entier. Moi, consul, je les vois, et je prends leur avis sur les intérêts de l'Etat ! J'aurais dû les faire tomber sous le fer, et ma voix même les épargne encore ! Tu as donc été chez Laeca cette nuit-là, Catilina ; tu as fait à tes complices le partage de l'Italie (20) ; tu as assigné les lieux où chacun devait se rendre ; tu as choisi ceux que tu laisserais à Rome, ceux que tu emmènerais avec toi ; tu as désigné les quartiers de la ville où l'on devait allumer l'incendie (21) ; tu as donné l'assurance que tu allais partir bientôt ; tu as dit que si tu tardais quelques moments encore, c'était parce que je vivais. Il s'est trouvé deux chevaliers romains (22) pour te délivrer de cette inquiétude, et te promettre que, cette nuit-là même, un peu avant le jour, ils viendraient me tuer dans mon lit.

A peine étiez-vous séparés, que j'ai tout connu (23). J'ai fait protéger et défendre ma maison par une garde plus nombreuse, et j'en ai fermé l'entrée à ceux que tu avais envoyés le matin pour me saluer ; c'étaient ceux-là mêmes que j'avais nommés d'avance à plusieurs citoyens de la plus haute distinction et dont j'avais annoncé la visite pour ce moment.

V. Ainsi donc, Catilina, poursuis tes desseins ; sors enfin de Rome ; les portes sont ouvertes, pars : il y a trop longtemps que le camp de Mallius, que ton année attend son général. Emmène avec toi tous tes complices, ou du moins le plus grand nombre ; que la ville en soit purgée ; tu me délivreras de grandes alarmes, dès qu'un mur me séparera de toi. Tu ne peux demeurer plus longtemps avec nous ; je ne veux pas le souffrir, je ne le tolérerai, je ne le permettrai pas.

Grâces soient à jamais rendues aux dieux immortels, et surtout au maître de ce temple, à Jupiter Stator, le plus antique protecteur de cette ville, pour nous avoir fait échapper tant de fois à ce fléau si cruel, si effrayant, si funeste pour la république. Il ne faut pas qu'un seul homme mette une fois encore la patrie entière en danger. Aussi souvent, Catilina, que tu m'as tendu des pièges, lorsque j'étais consul désigné, je me suis défendu par ma propre vigilance, sans invoquer le secours public. Lorsque, aux derniers comices consulaires (24), tu as voulu m'assassiner dans le champ de Mars (25) et les compétiteurs (26) avec moi, j'ai trompé tes efforts criminels avec l'aide de mes nombreux amis (27), sans que la tranquillité publique en ait été troublée : toutes les fois enfin que tes coups m'ont menacé, c'est par moi-même que je m'en suis garanti, quoiqu'il fût évident à mes yeux que ma perte entraînerait de grands malheurs pour l'Etat. Aujourd'hui c'est la république elle-même que tu menaces ouvertement ; c'est la mort de tous les citoyens que tu veux ; c'est sur les temples des dieux, sur les maisons de Rome, en un mot sur l'Italie entière que tu appelles la ruine et la dévastation.

Aussi, puisque je n'ose pas prendre encore le premier parti, celui que réclamaient et mon autorité de consul et les exemples de nos ancêtres, j'en prendrai un autre moins rigoureux et plus utile au salut de tous. En effet, si j'ordonne ta mort, tes complices épargnés resteront au sein de la république. Mais si tu pars, comme je t'y exhorte depuis longtemps, Rome verra s'écouler hors de ses murs cette lie de conjurés, cette troupe immonde si dangereuse pour l'Etat.

Eh quoi, Catilina, tu hésites à faire pour m'obéir ce que tu faisais déjà de toi-même ? Le consul veut qu'un ennemi sorte de la ville. Tu me demandes si c'est pour aller en exil (28) ? je ne l'ordonne pas, mais, si tu me consultes, je t'y engage.

VI. Quel charme, Catilina, peut désormais avoir pour toi le séjour d'une ville dans laquelle, à l'exception de ces hommes perdus entrés dans ta conjuration, il n'est personne qui ne te craigne, personne qui ne te haïsse ? Est-il un opprobre domestique qui n'ait laissé à ton front sa flétrissure ? Est-il un genre d'infamie dont la honte ne s'attache à ta vie privée ? Quelle impureté, quel forfait, quelle turpitude n'ont pas souillé tes yeux, tes mains, toute ta personne ? Quel est l'adolescent (29), enchaîné par tes séductions corruptrices, dont tu n'aies armé le bras pour le crime, ou servi les débauches ?

Mais quoi ! lorsque dernièrement, par le meurtre d'une première épouse (30), tu eus fait place dans ta maison à un nouvel hymen, n'as-tu pas mis le comble à ce crime par un incroyable forfait (31) ? Je m'abstiens d'en parler, et je consens aisément à ce qu'on le taise, afin qu'on ne sache pas qu'un attentat aussi monstrueux a été commis dans Rome, ou qu'il y est resté impuni. Je ne dis rien de la ruine complète de ta fortune, dont tu es menacé pour les ides prochaines (32) ; je ne m'occupe pas de l'ignominie dont tes désordres personnels te couvrent, ni des embarras domestiques qui t'avilissent, je ne m'attache qu'aux faits qui intéressent la république tout entière, le salut et la vie de tous les citoyens.

Peux-tu jouir avec bonheur, Catilina, de la lumière qui nous éclaire ou de l'air que nous respirons, lorsque tu sais qu'il n'est aucun de nous qui ignore que la veille des calendes de janvier, sous le consulat de Lépidus et de Tullus (33), tu te présentas dans les comices armé d'un poignard ? que tu avais aposté une troupe de scélérats pour assassiner les consuls et les principaux citoyens ? que ce ne fut ni le repentir ni la crainte qui mirent obstacle à ta fureur, mais la fortune du peuple romain ? Mais je passe sur ces crimes (34). Ils ne sont pas ignorés, et beaucoup d'autres les ont suivis. Combien de fois lorsque j'étais consul désigné, combien de fois depuis que j'exerce le consulat, n'as-tu pas voulu m'arracher la vie ! Combien de fois ne me suis-je pas dérobé par un léger détour, et, comme on le dit, par un mouvement du corps, à tes attaques si bien dirigées (35) qu'elles paraissaient inévitables ! Il n'est aucun de tes actes, aucun de tes succès, aucune de tes intrigues qui n'arrivent à temps à ma connaissance, et cependant rien ne décourage tes efforts ni ne change ta volonté. Combien de fois ce poignard a-t-il été arraché de tes mains ? Combien de fois encore le hasard l'en a-t-il fait tomber ou échapper malgré toi ? Tu ne peux néanmoins t'empêcher de le ressaisir aussitôt. J'ignore sur quels autels tes voeux l'ont consacré (36) pour que tu te croies obligé de le plonger dans le sein d'un consul.

VII. Mais maintenant quelle vie est la tienne ? Car je vais te parler non plus avec la haine que tu mérites, mais avec la pitié dont tu n'es pas digne. Tu viens d'entrer dans le sénat : eh bien ! dans cette assemblée si nombreuse, où tu as tant d'amis et de proches, qui est celui qui t'a salué ? Si personne jusqu'ici n'a subi cet affront, peux-tu attendre que la voix du sénat prononce le honteux arrêt que t'inflige si énergiquement son silence ? Pourquoi à ton arrivée ces sièges sont-ils restés vides ? Pourquoi tous ces consulaires, dont tu as si souvent résolu la mort, ont-ils, aussitôt que tu t'es assis, abandonné et laissé désert ce côté de l'enceinte ?

Comment as-tu le courage de supporter cet opprobre ? Certes, si mes esclaves me redoutaient comme tous tes concitoyens te redoutent, je me croirais obligé d'abandonner ma maison : et toi, tu ne crois pas devoir quitter la ville ? Si je me voyais, même injustement, l'objet de tant de soupçons et de tant de haines de la part de mes concitoyens, j'aimerais mieux me bannir de leur présence, que de ne rencontrer partout que des regards irrités : et toi, quand ta conscience coupable te force à reconnaître que cette haine universelle est méritée, qu'elle t'est due depuis longtemps, tu hésites à éviter l'aspect et la rencontre de ceux dont tu blesses tous les sentiments ? Si tu voyais ceux qui t'ont donné le jour te redouter et te haïr, sans qu'il te fût possible de les ramener, tu chercherais, je pense, une retraite loin d'eux : eh bien ! la patrie, notre mère commune à tous, te hait, te redoute ; elle n'attend de toi depuis longtemps que des complots parricides. Ne montreras-tu ni respect pour son autorité, ni soumission à son jugement, ni crainte de sa puissance ?

Elle s'adresse à toi, Catilina ; elle semble te tenir ce langage : «Depuis quelques années il ne s'est pas commis un seul forfait dont tu ne sois l'auteur ; pas un scandale auquel tu n'aies pris part ; toi seul tu as pu massacrer impunément des citoyens (37), tyranniser et piller des alliés (38) ; tu as eu le pouvoir non seulement de mépriser les lois et les tribunaux, mais de les renverser et de les détruire (39). Quoique ces attentats fussent intolérables, je les ai cependant soufferts comme j'ai pu : mais être réduite par toi à de continuelles alarmes ; au moindre bruit, trembler devant Catilina ; penser que je ne peux être l'objet d'aucun complot qui ne se rattache à ta conspiration, voilà ce que je ne saurais supporter. Retire-toi donc, et délivre-moi de ma terreur : si elle est fondée, pour que je ne succombe pas, si elle est chimérique, pour que j'en sois enfin affranchie».

VIII. Si la patrie te parlait ainsi, ne devrait-elle pas être obéie, quand bien même elle ne pourrait l'exiger par la force ? Et d'ailleurs, n'as-tu pas offert toi-même de te constituer prisonnier (40) ? N'as-tu pas déclaré que, pour écarter les soupçons, tu voulais habiter la maison de M. Lépidus (41) ? Repoussé par lui, tu as osé venir chez moi, tu m'as prié de t'y garder. Je t'ai répondu aussi que je ne pouvais vivre en sûreté dans la même maison que toi, puisque c'était déjà pour moi un grand danger de me trouver dans la même ville ; tu t'es rendu alors chez le préteur Q. Métellus (42). Sur son refus, tu as cherché un asile auprès de ton ami, l'excellent citoyen M. Marcellus (43) ; tu espérais sans doute trouver en lui la plus grande vigilance à te surveiller, la plus habile pénétration à deviner tes desseins, et la plus ferme énergie à les réprimer. Mais est-il bien loin de mériter la prison et les fers, celui qui de lui-même se juge indigne de la liberté ?

Puisqu'il en est ainsi, Catilina, puisque tu ne peux attendre ici une mort paisible, hésiterais-tu à te retirer dans quelque autre pays, et à cacher dans l'exil et dans la solitude une vie arrachée plus d'une fois à des supplices bien justes et bien mérités ? «Fais ton rapport au sénat», dis-tu ; car c'est là ce que tu demandes, et s'il plaît à cette assemblée de décréter ton exil, tu promets d'obéir. Je ne ferai pas une proposition qui répugne à mon caractère ; et cependant je saurai te faire comprendre le sentiment des sénateurs. Sors de Rome, Catilina, délivre la république de ses craintes ; pars pour l'exil, si c'est le mot que tu attends. Eh bien ! Catilina, remarques-tu le silence de tes juges ? Ils ne réclament pas, ils se taisent. Pourquoi attendre que leur voix prononce ta sentence, lorsque, sans parler, ils te la font clairement connaître ?

Si je tenais le même langage au jeune et vertueux P. Sextius (44), ou à l'illustre M. Marcellus (45), déjà, malgré mon titre de consul, et dans ce temple même, le sénat, justement irrité, aurait sévi contre moi. Mais lorsque c'est à toi, Catilina, que je parle ainsi, s'ils ne s'émeuvent pas, c'est qu'ils m'approuvént ; leur calme est un jugement ; leur silence, un éclatant arrêt. Ainsi pensent non seulement ces sénateurs, dont tu respectes sans doute beaucoup l'autorité, et dont tu comptes la vie pour si peu de chose mais encore ces honorables et vertueux chevaliers romains, et tous ces généreux citoyens qui environnent le sénat, dont, tout à l'heure, tu as pu voir l'affluence, reconnaître les sentiments et entendre les murmures. Depuis longtemps j'ai peine à te défendre de leurs coups ; mais, si tu quittes cette ville dont tu médites depuis si longtemps la ruine, j'obtiendrai facilement d'eux qu'ils t'accompagnent jusqu'aux portes (46).

IX. Mais, que dis-je ? espérer que rien t'ébranle ? que jamais tu renonces au crime et que tu conçoives l'idée de fuir ? que tu songes à t'exiler ? Puissent les dieux immortels t'en inspirer la résolution ! Cependant je n'ignore pas, si mes paroles t'effrayent et te décident à l'exil, de quels orages la haine va menacer ma tête, si ce n'est aujourd'hui que le souvenir de tes crimes est encore récent, du moins dans l'avenir. Eh bien ! j'y consens, pourvu que ce malheur n'atteigne que moi et préserve la république de tout danger. Mais que tu te révoltes toi même contre tes propres vices, que tu craignes la vengeance des lois, que tu fasses un sacrifice à la patrie, il ne faut pas le demander. Ce n'est pas toi, Catilina, que la honte peut détourner de l'infamie, ou la crainte éloigner du danger, ou la raison calmer dans ta fureur.

Pars donc, je te le répète encore ; et, si je suis ton ennemi, comme tu le proclames, si tu veux à ce titre soulever la haine contre moi, va droit en exil : j'aurai peine à soutenir les clameurs de l'envie, si tu prends ce parti ; j'aurai peine à supporter l'odieux de ton bannissement, si c'est l'ordre du consul qui le prononce. Si tu aimes mieux, au contraire, servir ma réputation et ma gloire, sors avec cette dangereuse troupe de scélérats ; rends-toi près de Mallius ; soulève les mauvais citoyens ; sépare-toi des bons ; fais la guerre à ta patrie ; sois fier de mener des brigands (47) à ce combat sacrilège : on ne dira pas alors que je t'ai rejeté dans une terre étrangère, mais que je t'ai invité à aller rejoindre tes amis.

Mais qu'est-il besoin de t'y inviter, quand je sais que tu as déjà fait partir en avant des hommes armés pour t'attendre au forum d'Aurélius (48) ? que tu as pris jour avec Mallius ? que tu as encore envoyée devant toi cette aigle d'argent (49), qui te sera fatale, j'en suis sûr, ainsi qu'à tous les tiens ; cette aigle à laquelle tu as consacré dans ta maison un sanctuaire de crimes ? Comment resterais-tu séparé plus longtemps de cet objet de ton culte, auquel tu adressais toujours tes voeux en partant pour un assassinat, dont tu as souvent quitté l'autel pour aller plonger ton bras dans le sang des citoyens ?

X. Tu iras donc enfin où t'appelait depuis longtemps ta fureur, ton désir effréné. Car ce départ, bien loin de t'affliger, te cause je ne sais quelle inexprimable joie. C'est pour de semblables fureurs que la nature t'a fait naître, que les travaux t'ont formé, que la fortune t'a réservé. Jamais tu n'as aimé le repos ; que dis-je ! la guerre même ne t'a plu qu'autant qu'elle était criminelle. Tu as trouvé une armée composée d'hommes perdus et dénués non seulement de toute fortune, mais de toute espérance. Quelle satisfaction tu vas goûter au milieu d'eux ! quels transports d'allégresse ! quelle ivresse de plaisir, lorsque, dans cette foule innombrable des tiens, tu n'entendras, tu ne verras aucun homme de bien ! C'est comme préparation à ce genre de vie, que tu as enduré ces fatigues dont on veut te faire gloire : coucher sur la dure, non seulement pour attenter à l'honneur des familles, mais pour trouver l'occasion du crime ; veiller pour tendre à la fois des pièges et au sommeil des maris, et à la sécurité des riches (50). Voici l'occasion de signaler ce courage fameux à supporter la faim, le froid, le manque absolu de toutes choses, dont tu vas bientôt te sentir accablé.

J'ai gagné du moins, en te faisant repousser du consulat (51), que la république fût attaquée par un banni, mais non pas déchirée par un consul, et que ton entreprise criminelle prît le nom d'une incursion de brigands plutôt que d'une guerre.

XI. Maintenant, pères conscrits, pour prévenir et détourner un reproche que la patrie pourrait m'adresser avec une sorte de justice, donnez, je vous prie, toute votre attention à ce que je vais dire, et gardez-le fidèlement dans votre souvenir. Si la patrie, en effet, qui m'est beaucoup plus chère que la vie, si toute l'Italie, si la république entière m'adressait ces paroles : «M. Tullius, que fais-tu ? Cet homme que tu as reconnu pour mon ennemi, que tu sais être prêt à diriger la guerre, celui que les ennemis attendent dans leur camp pour les commander, l'auteur de cette criminelle tentative, le chef de la conjuration, l'instigateur des esclaves et des mauvais citoyens, je le laisseras partir, pour qu'on dise qu'au lieu de l'expulser de Rome, tu l'as déchaîné contre elle ? Ne le feras-tu pas charger de fers, traîner à la mort, livrer au dernier supplice ?

Qui peut donc te retenir ? Les usages de nos ancêtres ? Mais souvent, dans cette république, même de simples particuliers ont frappé de mort des citoyens dangereux. Les lois qui ont été portées sur le supplice des citoyens romains (52) ? Mais jamais, dans cette ville, ceux qui se sont révoltés contre la république n'ont conservé leurs droits de citoyens. Redoutes-tu la haine de la postérité ? Tu témoignes alors une noble reconnaissance au peuple romain, qui, ne te connaissant que par toi-même (53), et sans que tu fusses recommandé par le nom de tes aïeux, t'a si promptement (54) élevé par toutes les charges jusqu'à la magistrature suprême, si la pensée de quelque haine ou la crainte de quelque danger te fait sacrifier le salut de tes concitoyens. Mais si c'est la haine que tu redoutes, est-elle donc plus effrayante quand on l'a soulevée par sa vigueur et son courage que lorsqu'elle poursuit une coupable faiblesse ? Quand la guerre ravagera l'Italie, quand les villes seront saccagées, les maisons livrées aux flammes, penses-tu donc échapper alors aux feux de la haine allumée contre toi ?»

XII. A ces paroles sacrées de la patrie, et à ceux dont le sentiment les approuve, je réponds en peu de mots : Oui, si j'avais jugé, pères conscrits, que mettre à mort Catilina fût le meilleur parti prendre, je n'aurais pas laissé ce vil gladiateur vivre une heure de plus. Car si autrefois de grands hommes, d'illustres citoyens, bien loin de ternir leur gloire, se sont honorés par le meurtre de Saturninus, des Gracques, de Flaccus et de plusieurs autres, certes je ne devais pas craindre que le supplice de l'assassin impie de ses concitoyens attirât sur ma tête le ressentiment de la postérité. Et quand je serais certain de ne pas l'éviter, j'ai toujours pensé qu'une disgrâce méritée par le courage est moins une flétrissure qu'une gloire.

Mais il est dans cette assemblée des hommes qui ne voient pas, ou qui feignent de ne pas voir le danger qui nous menace ; ils ont nourri les espérances de Catilina par la mollesse de leurs conseils, et donné des forces à la conjuration naissante en refusant d'y croire. Forts de leur autorité, bien des gens, je ne dis pas seulement méchants, mais encore mal informés, si j'avais sévi contre lui, m'accuseraient de cruauté et de tyrannie. Je sais que si Catilina exécute son projet, s'il se rend au camp de Mallius, il n'y aura plus un homme assez aveugle pour ne pas voir qu'il existe une conjuration, ou assez pervers pour ne pas en convenir. D'un autre côté, si Catilina seul eût péri, je veux bien que sa mort eût arrêté le mal pour un moment, mais elle ne l'aurait pas étouffé pour toujours. Si au contraire il se bannit lui même, s'il emmène tous ses complices, s'il appelle autour de lui tous ceux qui ont vu le naufrage de leur fortune, non seulement alors ce fléau, dont les progrès sont si menaçants pour la république, sera détruit à jamais, mais nous aurons extirpé la racine, étouffé le germe de tous nos maux.

XIII. Depuis longtemps, pères conscrits, nous vivons entourés des dangers et des piéges de la conjuration ; mais je ne sais par quelle fatalité tous ces crimes, longuement médités par la fureur et par l'audace, se sont trouvés prêts à faire explosion sous mon consulat. Si de tous ces brigands le chef seul était enlevé, nous serions peut-être délivrés pour quelque temps de nos inquiétudes et de nos craintes ; mais le péril continuerait d'exister tout entier, enfermé au coeur même de la république. Le malade que dévore une fièvre brûlante paraît un moment soulagé, quand il a bu de l'eau glacée ; mais bientôt le mal redouble et achève de l'abattre : ainsi la maladie qui travaille la république, calmée par le châtiment de Catilina, s'aggravera de nouveau si ses complices lui survivent.

Que les méchants se retirent donc, pères conscrits, qu'ils se séparent des bons ; qu'ils se rassemblent dans un même lieu ; qu'ils mettent, comme je l'ai dit souvent, un mur entre eux et nous ; qu'ils cessent de tendre des embûches au consul dans sa propre maison, d'entourer le tribunal du préteur de la ville (55), d'assiéger le sénat les armes à la main, d'amasser des torches (56) pour mettre nos maisons en flammes ; enfin que chacun porte écrits sur son front les sentiments qui l'animent à l'égard de la république. Je vous promets, pères conscrits, qu'il y aura tant de vigilance dans les consuls, tant d'autorité dans le sénat, tant de courage chez les chevaliers romains et d'accord entre tous les bons citoyens, qu'après le départ de Catilina vous verrez tous ses projets découverts, mis au grand jour, étouffés et punis.

Que ces présages t'accompagnent, Catilina ; va pour le salut de la république, pour ton malheur et ta ruine, pour la perte de ceux que le crime et le parricide unissent à toi, va commencer cette guerre impie et sacrilège. Et toi, Jupiter, toi, dont le temple fut fondé par Romulus sous les mêmes auspices que la ville elle-même ; toi, que nous nommons à juste titre le conservateur (57) de Rome et de l'empire ; tu protégeras contre les coups de ce furieux et de ses complices tes autels, les temples des autres dieux, les maisons et les murs de la ville, la vie et la fortune de tous les citoyens ; et ces hommes hostiles à tous les gens de bien, ces ennemis de la patrie, ces dévastateurs de l'Italie, unis entre eux par le lien des crimes et par un pacte sacrilège, tu les livreras et pendant leur vie et après leur mort à des supplices qui ne cesseront jamais.


CHICORUM

4/26/2007

 
Blogger Gaël said...

Factures, Factures, Factures

Au début, nous sortions et tout avait bien commencé
Tu m'emmenais dans des endroits où je n'avais jamais été
Mais maintenant, tu prends tes aises
Tu ne fais plus ce que tu faisais avant
Tu me fais même payer les factures
ton argent devrait s'occuper

Et maintenant tu me demandes de te prêter ma voiture
La conduire toute la journée sans remplir le réservoir d'essence
Et tu as même l'audace
De venir vers moi
Et me demander de te prêter de l'argent
En attendant ton chèque, la semaine prochaine

[Pont]
Toi, insignifiant, tu es un mec bon à rien
Comme je suis idiote, pourquoi n'en ai-je pas trouvé un autre
Un joueur, quand les temps sont durs
J'ai besoin de quelqu'un pour m'aider à m'en sortir
À la place d'un idiot comme toi
Qui ne sait pas à quoi sert un homme ?

[Refrain]
Peux-tu payer mes factures ?
Peux-tu payer mes factures de téléphone ?
Peux-tu payer les factures pour ma voiture ?
Si tu l'avais fait peut-être aurais-tu pu me donner des frissons
Je ne crois pas que tu le fasses
Alors, toi et moi c'est fini

Maintenant tu as défait mon plan
Me donnant un mauvais crédit, m'achetant des cadeaux à mon propre nom
Je n'ai pas encore payé la première facture
Mais tu te diriges directement vers le centre commercial
Intoxiqué à l'ivresse de la dépense
Et racontant à tes amis que tu as été t'éclater

Puis tu utilises mon téléphone portable
Appelant tout ceux que tu penses être chez eux
Et puis quand la facture arrive
Tu fais celui qui ne sait rien, bêtement
Tu ne sais pas d'où tous ces appels proviennent
Pourtant le numéro de ta mère apparaît plus d'une fois

4/26/2007

 
Blogger Unknown said...

Le sombre rôle joué par l'Argentine au lendemain de la seconde guerre mondiale avec l'accueil massif de nazis et autres criminels de guerre européens grâce au soutien du général Juan Domingo Peron (1946-1955) est à nouveau sur la sellette à Buenos Aires.

L'ouverture des archives de la direction nationale de migrations, qui a été ordonnée à la mi-juillet par le président Nestor Kirchner, a révélé que 7 250 fascistes croates sont arrivés en Argentine à partir de 1946, dont quinze grands criminels de guerre. Parmi eux, Ivo Heinrich, conseiller financier d'Ante Pavelic, ancien chef de l'Etat oustachi (pro hitlérien) et qui avait également trouvé refuge en Argentine, et Friedrich Rauch, qui était en fait un colonel SS chargé par Hitler de retirer l'or de la Banque centrale de Berlin et de l'enterrer dans les montagnes de Bavière. Tous ces immigrants s'étaient vu délivrer des passeports de la Croix-Rouge par l'intermédiaire du Vatican.

Dans son édition du 27 juillet, le quotidien de gauche Pagina 12 consacre deux pages aux deux premiers dossiers qui ont été rendus publics, et qui démontrent le rôle actif joué par l'Eglise catholique pour donner refuge aux anciens nazis, parmi lesquels Adolf Eichmann, Joseph Mengele et Klaus Barbie.

Un livre a provoqué l'ouverture des archives: L'Authentique Odessa, du journaliste argentin Uki Goñi, qui a paru aux Etats-Unis en 2002 et qui a été traduit il y a quelques mois en espagnol. M. Goñi a mené pendant six ans une minutieuse enquête sur "la route des rats" vers l'Argentine après avoir consulté des archives en Europe, trouvant la plupart des portes fermées en Argentine. Démontrant les liens du général Peron avec le IIIe Reich, le journaliste dévoile l'existence d'une puissante organisation secrète chargée de fournir un asile sûr en Argentine aux nazis venus principalement d'Italie et de Suisse.

M. Goñi indique que le gouvernement de Peron a accueilli près de 300 criminels de guerre. Mais aussi des dizaines de Français, Belges, Italiens, Croates et Slovaques ayant collaboré avec le régime nazi. Cette organisation secrète était dirigée à Buenos Aires par Rodolfo Freude, collaborateur de Peron, responsable de la propagande officielle et directeur des services secrets.

INTERDICTION DES RÉFUGIÉS JUIFS

Dans une tribune d'opinion, M. Goñi révèle que "le secret d'Etat le mieux gardé" en Argentine est une circulaire secrète du ministère des affaires étrangères datant de 1938, avant même l'arrivée au pouvoir de Peron, qui interdisait l'entrée en Argentine de réfugiés juifs fuyant l'Allemagne nazi. Exception faite, précise M. Goñi, de ceux qui avaient les moyens financiers de payer des pots-de-vin à des diplomates argentins. Cette "circulaire 11" n'a jamais été rendue publique et n'a pas non plus été abolie, ajoute le journaliste.

Après la parution du livre, le centre Simon Wiesenthal a demandé au gouvernement argentin d'avoir accès aux documents mentionnés par M. Goñi. A Washington, une résolution a été présentée au Congrès en mai pour solliciter du gouvernement argentin qu'il ouvre toutes ses archives concernant les nazis. A Buenos Aires, des parlementaires ont exigé une enquête pour vérifier si d'importantes archives du département des migrations avaient été détruites en 1996 sous le gouvernement de l'ex-président Carlos Menem. En 1992, après un voyage officiel à Washington et des entretiens avec la communauté juive, M. Menem avait ordonné l'ouverture en grande pompe des archives secrètes de la police et de services de renseignement sur le séjour en Argentine de criminels de guerre nazis. A l'exception de quelques coupures jaunies de journaux, ces archives avaient déçu les chercheurs venus du monde entier.

Une importante communauté juive vit en Argentine (300 000 personnes). Deux attentats antisémites ont eu lieu à Buenos Aires, contre l'ambassade d'Israël en 1992 et contre la mutuelle juive AMIA en 1994, faisant 105 morts et des centaines de blessés. Ces attentats n'ont jamais été éclaircis.

Devant le manque d'empressement de la police argentine pour aider à retrouver les criminels de guerre nazis, un commando israélien avait enlevé en 1960 Adolf Eichmann, qui vivait paisiblement en Argentine, pour le ramener et le juger en Israël. En 1990, l'officier SS Josef Franz Schwammberger, accusé d'avoir assassiné 5 000 juifs polonais, avait été extradé vers l'Allemagne après avoir vécu plus de vingt ans en Argentine sans être inquiété. En 1995, l'ancien SS Erich Priebke, l'assassin des fosses Ardéatines, avait été extradé vers l'Italie après avoir été arrêté en Patagonie, où il coulait une vie tranquille depuis 1946.

En 1998, le fasciste croate Dinko Sakic, ex-commandant du camp de concentration Jasenovac, a été arrêté en Argentine et extradé en Croatie. Des dizaines de milliers de personnes, dont des Serbes, des juifs, des Tziganes et des Croates hostiles au régime oustachi, avaient trouvé la mort à Jasenovac. Tous ces criminels de guerre avaient acquis la nationalité argentine et prospéré sous des identités d'emprunt, mais parfois aussi en conservant leurs véritables patronymes, dénotant l'impunité dont ils jouissaient.

Un des grands mystères concerne Martin Bormann, qui serait venu en Argentine avec le fameux "trésor nazi" à bord d'un sous-marin. De nombreuses légendes circulent en Argentine sur ce butin, dont une partie, dit-on, aurait abouti dans les caisses de l'Etat sous le premier gouvernement Peron.

4/26/2007

 
Anonymous Anonyme said...

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5/07/2007

 

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